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Activité physique et cancer : intégrer le mouvement dans le parcours de soin

L'activité physique adaptée (APA) figure officiellement parmi les soins de support en cancérologie depuis la loi de 2016.

mis à jour 14 septembre 2026

Activité physique et cancer : intégrer le mouvement dans le parcours de soin

Selon ici.fr, trente patients en traitement ou en rémission d'un cancer prendront le départ du raid « Faut pas crever » le 19 septembre: 715 kilomètres à vélo entre Menton et Perpignan, douze étapes, six départements traversés. Porté par la maison de soins de support La Tête et les Jambes et l'Institut de Communication et d'Information sur le Cancer, l'événement replace le mouvement au cœur du parcours de soins — bien au-delà de la performance sportive.

Pour vous, pratiquantes et enseignantes de yoga postural, ce raid ouvre un dossier concret: comment continuer à bouger, à s'aligner, à respirer pleinement quand le corps traverse la maladie?

L'APA, un soin de support reconnu

Les bénéfices documentés sont stables: réduction de la fatigue liée aux traitements, amélioration du sommeil, diminution de l'anxiété, restauration de l'image corporelle. Pour les cancers du sein, du côlon et de la prostate, des études mentionnent également une baisse du risque de récidive et une amélioration de la survie.

Gardez un repère essentiel: l'APA complète le traitement médical, elle ne le remplace jamais. Tout programme se construit avec l'équipe soignante et un professionnel de l'APA formé.

Ce que cela change sur le tapis

Les recommandations convergent: 150 minutes d'activité modérée par semaine, des pauses pour rompre les longues stations assises, une progression lente et régulière. Vous pouvez transposer ces principes dès votre prochaine séance:

  • Marche de vingt à trente minutes, en synchronisant le souffle sur la cadence.
  • Mini-séquence articulaire au réveil: rotations d'épaules, flexion-extension des chevilles, inclinaisons latérales du rachis thoracique.
  • Stretching ciblé sur les chaînes postérieures, surtout après 50 ans, quand la raideur articulaire et la fonte musculaire s'installent. Le médecin Andrew E. Budson rappelle d'ailleurs que la baisse du niveau d'activité physique figure parmi les premières causes de perte de force et de coordination liées au vieillissement — et que la pratique régulière d'exercices de mobilité bénéficie à tout âge.

Avant de reprendre: les vérifications indispensables

Avant toute reprise ou intensification, un avis oncologique et un bilan avec un kinésithérapeute ou un enseignant en APA restent non négociables. Le seuil d'effort, les zones à protéger et les contre-indications varient selon le traitement en cours, le type de cancer et le stade de la maladie.

Pour les enseignantes: accueillir un public fragilisé exige d'ajuster les alignements, d'écarter les inversions profondes et de privilégier les postures restauratrices — celles qui libèrent le diaphragme, stabilisent le bassin et rendent l'appui au sol plus sûr. Cette exigence rejoint d'ailleurs les initiatives locales d'activité physique accessible, comme ce nouveau cours de gym sur chaise lancé à Auxerre, mentionné par lyonne.fr.

Le message vaut aussi hors maladie: un tour du quartier, quelques mouvements à la maison ou une promenade quotidienne suffisent à enclencher le cercle vertueux. La première étape n'est jamais la performance — elle est toujours le retour au mouvement.

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